05.07.17

Antoinette fouque - site presse

Image Antoinette Fouque - Site Presse

Une militante de toutes les luttes

Antoinette Fouque (antoinettefouque-presse.com) a fondé le Club Parité 2000, le Collège de Féminologie et l’Observatoire de la Misogynie. Elle meurt en 2014. Elle avait auparavant reçu les plus hautes décorations françaises. Elle a participé à dans tous les combats pour les droits des femmes. Antoinette Fouque participe à des rencontres au siège des Nations Unies mais aussi dans le monde entier pour défendre les femmes.

Grâce aux Editions des femmes, Antoinette Fouque met en avant la force créatrice des femmes. Avec des centaines d'ouvrages dédiés à la réflexion féminine, la maison d’édition de la militante du droit des femmes permet à de multiples écrivains de sortir de l'anonymat. Les boutiques de livres lancées par l'écrivaine ouvrent leurs portes jusque tard en soirée, ce sont des endroits de rencontres où les revues et journaux sont à la disposition de ceux qui le fréquentent. Antoinette Fouque se rend compte à quel point les femmes tiennent une place mineure dans le milieu du livre en côtoyant les milieux intellectuels parisiens.

La lutte d’Antoinette Fouque ne répond pas aux tentations du militantisme sans concessions, elle soutient la place de mère. "Le dictionnaire universel des créatrices" sort sous sa direction, il raconte 40 siècles de création des femmes à travers le monde. Bien sûr, l'auteure a prêté sa plume à plusieurs ouvrages collectifs tels que "Mémoire de femme 1974-2004" ou "Génération MLF 1968-2008". Antoinette Fouque fait la lumière sur la féminologie au fil de plusieurs ouvrages publiés entre la fin des années 80 et le début des années 2010.

La jeunesse d’Antoinette Fouque

Marseille a vu naître Antoinette Fouque en 1936. Elle gardera toute sa vie un solide ancrage à gauche de sa jeunesse passée dans un contexte ouvrier. Antoinette Fouque étudie dans les Bouches-du-Rhône avant de rejoindre la capitale pour des études de Lettres. La Marseillaise est toujours étudiante lorsqu'elle se marie.

Le MLF a vu son sigle déposé à l'Institut national de la propriété intellectuelle dans l'optique d'empêcher une récupération par les partis. Une nouvelle structure nommée l'Alliance des femmes pour la démocratie nait sous la houlette d’Antoinette Fouque à son retour d'Amérique à la veille des années 90. Soutenue par différentes militantes, elle met en marche le MLF. Au début des années 80, Antoinette Fouque s'envole pour les USA et s'éloigne du MLF. Le mouvement, alors en proie à des querelles internes, a de moins en moins d'adhérentes.